29 mai 2013

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Nell Harper Lee

Couverture Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
Titre : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
Auteure : Nell Harper Lee
Nombre de pages : 446
Édition: Le livre de poche 
Genre : Drame   
Prix : 6,60 €



Résumé : Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au cœur de la lutte pour les droits civiques -, connut un tel succès. Il ne suffit pas en revanche à comprendre comment ce roman est devenu un livre culte aux Etats-Unis et dans bien d'autres pays. C'est que, tout en situant son sujet en Alabama à une époque bien précise - les années 1930 -, Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le Prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur s'est vendu à plus de 30 millions d'exemplaires dans le monde entier.

 
Mon avis : "Eh bien, ce serait un peu comme de tuer un oiseau moqueur, non ?" Voila une réplique que j'aurais bien du mal à oublier. Elle rappelle fièrement le titre du roman avec lequel j’avais du mal à faire le rapprochement avec le récit  avant d’en arriver à cette phrase. C’est-à-dire, à un chapitre de la fin du livre. Il m’a fallut donc attendre la fin du roman pour déchiffrer … et croyez-moi, ce ne fut pas une mince affaire. 
 
Oui, j’ai aimé ce roman. Oui, je me suis terriblement attachée aux personnages, particulièrement ceux de la famille Finch. Et plus particulièrement encore, celui de Scout notre narratrice. Oui j’ai eu énormément de peine pour Tom Robinson. Et pour Arthur Radley, dit Boo. Oui, oui et encore oui, ce roman laissera une marque indélébile, dans ma mémoire comme il l’a fait pour de nombreux esprits depuis 1962. Oui, j’ai apprécié l’idée qu’Harper Lee nous serve cette histoire avec les yeux et le cœur d’une enfant alors que la narratrice n’en est plus une. Et enfin oui, j’ai trouvé le sujet des plus intéressants. 


Mais j’avoue tout de même avoir eu un mal fou à parvenir à cette fin. Il m’a fallut cinq jours pour en arriver à bout. Pourquoi ? Parce que l’intrigue qu’on connait déjà, de par la quatrième de couverture démarre seulement à partir de la deuxième partie du roman.  Ce que moi, j’ai trouvé extrêmement long. Ce n’est pas que j’ai trouvé la première partie inintéressante, mais comme dans le film, je m’attendais à ce que ces deux parties soient confondues. Du coup, mes attentes ont étaient un chouïa lésés.  Je n’attendais pas que l’intrigue se pointe à la première page non plus, mais il vrai que, je trouvais plus intéressant le cas de Tom Robinson plutôt que l’enfance elle-même de Scoot et son frère à Maycomb. 


D’ailleurs, le sujet était en béton. Un homme noir accusé d’avoir abusé d’une femme blanche, à une époque ou les noirs étaient (comme le dit à un moment Atticus Finch lors de sa plaidoirie) considérés comme des pariât de la société, dès leur naissance, alors que la déclaration des droits de l’homme stipule bien que « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ». Et tout ceci peint par le souvenir de l’enfance, en toute innocence donc. Signe qui ne trompe pas, une vraie leçon de tolérance, d’intégrité et de morale.


Ce roman, ne fut pas un coup de cœur pour moi. Car même si j’ai carrément aimé cette histoire, ces longueurs ont un tantinet gâché ma lecture. Mais il s’agira là, de la seule et unique raison. Et après avoir visionné le film, que j’ai trouvé très fidèle au roman et même mieux, par rapport à ces fameuses longueurs. Et qui par ailleurs, m’a permit de mieux saisir certains détails qui m’avaient alors échappés lors ma lecture, mon opinion concernant la note a changé. Le roman gardera sa note de 15 /20, mais grâce au film, l’histoire, elle, obtient tout bonnement la seule note qu’elle mérite réellement, c'est-à-dire : 20/20. 


Pour finir, ce livre je le conseil à tout le monde. Mais si comme moi, les longueurs vous font peur, lisez-le en prenant votre temps, et vous verrez que vous l’apprécierai autant que moi si ce n’est plus. Car, passer à côté de cette histoire serait comme... tirez sur l'oiseau moqueur...  

Je termine sur cette note poétique mais en réalité, Il y aurait tellement de choses à dire sur ce roman, ne serait-ce que sur les personnages, les lieux, les liens avec le passé, l'histoire, le destin tragique de Tom Robinson, l"immoralité de Bob Ewell, Le courage de Scout et Jem, la stupidité des idées reçues et j'en passe... mais surtout, la simplicité des mots de l'auteure pour conter finalement des faits qui sont en réalité bien plus complexe qu'on ne peut l'imaginer.

Ma note : 16/20




  


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