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jeudi 14 mai 2015

La route de Cormac McCarthy

Couverture La Route
Présentation :  

Titre : La route

Auteur : Cormac McCarthy 
Date de sortie : 2008
Nombre de pages : 344
Éditeur : France Loisirs.
Genre : Drame
Prix : // 
 

Résumé :
 
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie.


Mon avis :
 
La route. Le livre le plus étrange que j’ai été amenée à lire depuis… depuis, Toujours en faite. Et pas commode du tout. Ni ce qui nous ait raconté, ni même comment c’est raconté… Je ne fais pas partie des gens qui ont aimé ce livre… non pas parce qu'il est mauvais, mais simplement parce que j'ai eu un mal fou à le gérer.  Pour mieux le comprendre il m’a fallut visionner le film. Et encore, même la, l'ennui provoqué par la longueur des scènes et la répétition a été difficile.

Une histoire complètement dingue… qui arrive on ne sait ni comment, ni d’où. L’auteur ne nous donne aucune explication. On se retrouve simplement projeté dans un monde futur ou le chaos voire la fin des temps est enclenchée dans une phase de non retour. Les hommes se retrouvent à se fuir les uns les autres par peur de mourir d’acte de cannibalisme (parce qu’ils le savent qu’ils vont mourir) Ils ne s’échappent finalement que pour ça…

Les protagonistes que l’on suit, croient en quelque chose de meilleurs. Pensent que quelque part ils trouveront une vie meilleurs, mais chacune des pages tournées, nous prouvent le contraire. Le début du livre n’est pas un vrai début, c’est comme si on avait prit l’histoire en court de route. La fin non plus.

Mais ce qui a été le plus difficile dans cette lecture finalement, c’est le style. On nous parle et nous rabâche toutes les deux pages la même chose. Ce que font les deux protagonistes. Qui se résume à marcher. Manger, dormir… et parfois courir. Et on répète. Et on répète. Et on répète. Et on répète. Et on répète. Et on répète. Et on répète. Et on répète. Et on répète. Et on répète. Et on répète. Et on répète…

L’auteur ne prend même pas la peine de chercher des tournures de phrases, c’est toujours pareil. Et l’autre point particulièrement agaçant, malgré un livre court, c’est le nombre de fois ou l’ont croise la conjonction « ET » Et croyez-moi… ça saoul vite. Ce qui est dommage parce qu’avec tout ce que j’avais entendu sur ce livre était plus que prometteur… 

Le seul véritable point qui à suscité de l'intérêt pour moi, c'est cette relation inébranlable entre un père et son fils. Tout ce que l'un est prêt à faire pour l'autre et vice et versa. C'est à ces moments précis que l'on ressent toutes les émotions possibles et imaginables.

Si comme moi, vous avez du mal, tentez le film, sait-on jamais.
 
Ma note :

09/20 
♥♥

lundi 11 août 2014

Mille soleils splendides de Khaled Hosseini

Couverture Mille soleils splendides 

Titre : Mille soleils splendides 
Auteure :  Khaled Hosseini Nombre de pages : 412 Édition :  10/18  Genre : Drame
Prix : 8,80 €

Résumé : 
 
Forcée d'épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l'arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D'abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l'Afghanistan. Mais parviendront-elles à s'arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs, "mille soleils splendides"?
 
Mon avis : 
 
Mille soleils splendides, l'un des livres les plus difficiles que j'ai eu à lire de toute ma vie de lectrice. Et en même temps le plus beau. Terrible, à cause de l'histoire. Nous connaissons tous à peu près le sors réservé à ces femmes afghanes qui ne représentent finalement rien aux yeux des hommes de leur communauté. Ils ont droit à tout. Elle à rien !! On ne les voit pas, on ne les entend pas... En faite, c'est comme si elles n'existaient pas ! Et pas seulement puisque le moindre geste, le moindre mot de leur part, et cela leur coutera d'avantage entre les murs de leur maison. 

Et puis j'ai dit beau aussi, parce qu'à ce jour je ne connais pas meilleur conteur que Khaled Hosseini pour raconter une histoire pareille. Ses mots sont justes. Vrais. Puissants. Il a ce petit truc qui rend sont récit si réel. On ne peut faire autrement que de croire que Mariam et Laila existent réellement.  Bien sûr qu'il s'est inspiré de la réalité pour son histoire, après tout, il dénonce une réalité sordide !! Mais il sait si prendre avec brio pour rendre ses personnages plus vrais que nature. 

Pendant et encore après la lecture, on est traversé par une palette d'émotions tellement forte, tellement vive, qu'à tout moment, on a envie d'entrer dans l'histoire, de rencontrer ces personnages torturés pour leur venir en aide. Pour leur permettre de goûter ne serait-ce qu'une lamelle de cette liberté que nous connaissons si bien. C'est après ce genre de lecture qu'on se rend compte de la chance que l'on a d'être là ou on est... 

C'est le genre de livre riche en émotions fortes, la ou la moindre étincelle de beauté, bonté ou de bonheur et bonne à prendre et illumine l'espace d'un instance la vie misérable de ces deux femmes, Mariam et Laila, mais par la même occasion, le sort de toutes les femmes afghanes ! 

L'auteur nous dit tout. Nous montre tout. Il ne laisse rien échapper de la vie de ses femmes qui malgré toute la misère dans laquelle elles se retrouvent reste fortes. C'est je crois l'un des points importants que l'auteur à chercher à mettre en valeur... Quoiqu'il puisse advenir, ces femmes n'abandonnent jamais... 

D'abord ennemies, elles trouvent le moyen de s'unir pour mieux supporter leur sort jusqu'à tenter l'impossible malgré les conséquences terribles qu'elles connaissent... Elles vont jusqu'à commettre l'irréparable (considéré ainsi dans ce pays) pour se sauver, pour s'en sortir... et sauver leurs enfants !

Mille soleils splendides ce n'est pourtant pas que la misère. Car comme je l'ai cité un peu plus haut, la force de ces femmes dépasse tout. Elles veulent s'instruire, font tout pour éduquer leur enfants de la meilleure façon qui soit et ce dans la tolérance, elles veulent l'amour, aimer et être aimée et elles y parviennent tant bien que mal...

Mille soleils splendides c'est le combat quotidien des femmes afghanes dans un monde ou il est difficile pour elles de trouver leur place, mais qui n'abandonnent jamais... et cela écrit avec une plume magnifique qui ne laissera personne indifférent !! 

Ma note :

20/20
♥♥♥♥♥

dimanche 10 août 2014

L'instruction du coeur tome 1 de Christelle Morize

 

Titre : L'instruction du coeur tome 1
Auteure : Christelle Morize
Nombre de pages : 444
Édition :  Auto éditeur
Genre : Romance 
Prix : Offert par l'auteure (Merci)

Résumé : 
 
Taliah a vécu le calvaire avec un mari alcoolique et violent durant trois longues années, enduré coups et insultes sans qu’aucun membre de sa famille ne lui vienne en aide. Mais un évènement tragique va la faire réagir. Après une demande de divorce qui semble traîner en longueur plus que de raison, elle va prendre une décision draconienne pour changer de vie.
Aussi séduisant qu'ombrageux, Brad n’en demeure pas moins impitoyable dans son travail de sergent instructeur. Il mène les jeunes recrues jusqu’à l’épuisement, au bout de leurs extrêmes pour en faire de bons soldats, femme ou pas.
Ils n’étaient pas destinés à se rencontrer et pourtant… 
Sa décision de rentrer dans l’armée va la conduire face à cet homme aux allures rustres et autoritaires. Mais Taliah veut apprendre à se défendre, à gagner en assurance pour pouvoir affronter celui qui continue à détruire sa vie, même si elle se sait fragile autant émotionnellement que physiquement.
 
Mon avis : 
 
Pour me remercier d'avoir réaliser sa couverture, L'auteure, Christelle Morize m'a gentiment offert son roman "L'instruction du cœur". J'aurais mis le temps pour le découvrir mais j'ai passé un excellent moment de lecture. Et d'ailleurs je la remercie pour ça.

Je dois dire dans un premier temps, que j'ai trouvé le sujet du livre, la formation des soldats très intéressant (On sens bien le travail colossal réalisé par l'auteure) et d'avoir calé ça au milieu d'une romance m'a d'avantage plus. L'auteure à su façonner de jolis personnages, intéressant, fort attachants et qui nous donnent envie de connaitre leur histoire. De les suivre pas à pas comme pour les guider à aller là ou ils souhaitent se rendre. (Oui Brad, partout ou tu ira, je te suivrai lool)

L'intrigue du roman n'est pas compliquée en soit mais l'auteure à su l'amener progressivement de sorte qu'on apprécie chaque évènement à sa juste valeur, et que les sentiments qui en découlent se fassent ressentir... J'ai été surprise, choquée, amusée... J'aime aimé, j'ai détesté, j'ai été heureuse aussi... Même si la fin est assez explosive... ce n'est rien de le dire...

La plume de l'auteure simple mais efficace a permit une lecture fluide et sans encombre, les pages se tournaient presque toutes seules... C'est en effet un livre qui se lit rapidement et auquel on en redemande volontiers... Et avec son côté un chouia sadique, je pense que l'auteure a su trouver les mots pour plaire !!! 

Ma note : 

19/20
♥♥♥♥

samedi 19 avril 2014

Belle Epoque d'Elizabeth Ross (Les repoussoirs d'Emile Zola).


Belle Epoque | Les repoussoirs
 
Couverture Belle Epoque Titre : Belle Epoque | Les repoussoirs
Auteur : Elizabeth Ross | Emile Zola
Date de sortie : 2013
Nombre de pages : 418
Editeur : Robert Laffont, Collection R
Genre : Drame, historique
Prix : 17, 90 €
 
Résumé :
 
Paris, 1889. Maude Pichon s’enfuit à 16 ans de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage forcé et découvrir Paris ville-lumière en ébullition à la veille de l’Exposition universelle. Hélas, ses illusions romantiques s’y évanouissent aussi vite que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d’un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle :
 
ON DEMANDE
 
Des jeunes femmes
Pour faire un ouvrage facile
Bienséance respectée.
Présentez-vous en personne
A l’agence Durandeau,
27, avenue de l’Opéra, Paris.
 
L’agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : Le faire-valoir, étranglé par la misère Maude postule.
 
Mon avis :
 
Un mot sur la couverture que je trouve simple mais très, très belle et qui résume avec la petite phrase d’accroche « A Paris, tout se vend… », parfaitement bien  l’histoire. Un travail recherché. J’ai trouvé également le titre très bien trouvé. Un parfait contraste entre ce qui est vrai de ce qui parait l’être. C’est un roman qui donne à réfléchir sur la valeur réel de « La beauté » et la « Laideur ».
 
J’ai beaucoup apprécié que l’auteure n’ait pas cherché à modifier l’histoire originale mais seulement apporté le petit plus qui a fait qu’on s’attache aux personnages ; qui nous a fait découvrir Paris, mais en même temps nous met en garde sur l’âme véritable de la ville. Et même de ses habitants.
 
Je ne connaissais pas la nouvelle « Les repoussoirs » d’Emile Zola mais c’est avec plaisir que j’ai pu la découvrir grâce au roman d’Elizabeth Ross. Je trouve qu’elle a su retranscrire en détails et pour un public plus large, cette nouvelle sur laquelle on ne se serait pas forcément retournée. Elizabeth Ross à sut donner aux personnages d’Emile Zola plus de poids et plus d’intérêts. Là ou lui s‘est contentait de raconter les faits d’une façon majestueuse bien entendu, Elizabeth Ross a pris le temps de s’arrêter sur chaque personnage pour acérer notre jugement. Elle a décortiqué chacune des idées de Zola, détail par détail pour donner plus d’ampleur et matière à réfléchir.
 
Ce que j’ai aimé également dans ce roman, c’est justement le fait qu’il en soit un. Ca nous permet d’y passer plus de temps et d’apprécier en même temps la plume de l’auteure, très poétique. Parce que la nouvelle d’Emile Zola est très courte. Trop courte. Mais délicieuse.
 
J’ai beaucoup aimé les personnages que sont Isabelle et Maude, l’amitié qui les unira malgré tout. Le rôle que l’auteure a donné à Isabelle en rapport avec la photographie. Pour avoir tenté l’expérience quand j’étais au lycée, j’ai beaucoup aimé replonger dans le monde la photo, notamment le moment ou Isabelle développe les photos, ce n’est qu’un détail mais quand ça rappel un souvenir forcément, ça plait. L’amie de Maude, celle qu’elle rencontrera dans l’agence de Durandeau et qui lui apprendra toutes les ficelles du métier.
 
La seule petite chose qui m’a manquait, mais ce n’est pas grand-chose vu ma note… J’aurais simplement préféré en savoir plus sur la création de cette agence en étant dans la tête de Durandeau… Comment cette idée a germée dans sa tête et qu’est-ce qu’il a fait pour que ça fonctionne si bien… ? Et peut-être l’histoire d’amour que j’ai trouvé faible…
 
Personnellement, c’est un livre que je conseil, parce que l’histoire est intéressante et inédite, en tout cas vue sous un angle différent. Parce que c’est un livre qui est très beau, malgré le côté dramatique de l’histoire, on ne peut s’empêcher de rêver. Et parce que ça appel à la réflexion. Il n’existe pas de beauté ni de laideur, au final quoiqu’il puisse advenir, c’est la vérité de l’âme qui l’emportera. En tout cas c’est l’idée qu’on a envie de croire et de partager une fois le livre refermé.
 
 
Ma note : 19 /20                             ♥♥♥♥

samedi 4 janvier 2014

Les larmes noires de Julius Lester



Les larmes noires

Couverture Les Larmes noires Titre : Les larmes noires
Auteur : Julius Lester
Année  de sortie : 2009
Nombre de pages : 154
Éditeur : Le livre de poche jeunesse
Genre : Drame, contemporain, jeunesse
Prix : 4 € 90

Résumé :

1959. La jeune femme vit dans une plantation de coton entourée des siens et de la famille du maître, lorsqu'on la sépare de ses parents et de ceux qu'elle aime. A treize ans, elle est vendue, comme des centaines d'autres esclaves. Sarah, la fille du maître, très attachée à Emma, ne pardonnera jamais cette barbarie à son père...

Mon avis :

Ce livre a été un véritable coup de cœur pour moi. Quand il s’agit d’un sujet sensible comme l’esclavagisme, je ne résiste jamais. Et ce que j’ai grandement apprécié dans ce cours roman, c’est l’accessibilité pour la jeunesse. C’est un livre qui explique avec des mots simples dans une sorte de mise en scène (un peu comme au théâtre) des faits importants que tout individu se doit de savoir.

On croise dans cette histoire, un sacré nombre de personnages mais qui auront tous un rôle important à jouer dans la vie de la petit Emma, une jeune esclave noire employée dans l’une des familles blanches qui a la réputation d’avoir du respect pour leurs employés.

Un jour, Maître Butler n’a d’autre choix que de vendre une grande partie de ses employés pour éponger des dettes de jeu. Évidemment, cela mets tout le monde mal à l’aise. Se déroule alors en 1859 la plus grande vente d’esclaves jamais réalisée. Autrement dit, du jamais vu. Mais ce jour là, Maître Butler va commettre la plus terrible des actions en vendant Emma. Celle qui d’une part n’était pas préparée à la vente et d’autre part qui sera séparée à jamais de ses parents pour une question d’argent.

L’histoire même de l’esclavage n’est certes pas développée, elle n’est ici racontée que dans ses grandes lignes, elle n’en reste pas moins triste et absolument difficile à lire. Mais ce qui est important de noter, c'est la parole donner aux protagonistes de l'histoire plusieurs années après les faits. En tout cas, il est juste impossible de ne pas s’attacher à cette petite fille que le sort n’aura pas épargné. Même si la fin de l’histoire lui laissera un certain goût de liberté…

Ma note : 14/20                                 ♥♥♥♥♥

lundi 30 décembre 2013

Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini



Les cerfs-volants de Kaboul

Titre : Les cerfs-volants de Kaboul
Auteur : Khaleid Hosseini
Année  de sortie : 2005
Nombre de pages : 384
Éditeur : Belfond
Genre : Drame
Prix : 20 €

Résumé :
De Kaboul à San Francisco, des années 70 à nos jours, une déchirante histoire d'amitié et de trahison, avec, en arrière-plan, la chronique tourmentée d'un pays dévasté : l'Afghanistan.
Bien que frères de lait, Amir et Hassan ont grandi dans des mondes différents : le premier est le fils d'un riche commerçant, le second est le fils de leur serviteur. Inséparables, liés par une même passion, les deux garçons se vouent une amitié indéfectible.
Mais ce lien va se briser à jamais. Alors que sous ses yeux Hassan subit une véritable ignominie, Amir reste pétrifié. Peur ? Lâcheté ? Honte ? Pris dans une terrible confusion des sentiments, il n'esquissera pas un geste pour sauver son ami.
Été 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux États-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. Il existe un moyen de te racheter, lui annonce la voix au téléphone. Mais ce moyen passe par une plongée au cœur de l'Afghanistan des talibans... et de son propre passé.
Mon avis :

Bouleversant ! Voilà le premier mot qui me vient à l’esprit quand je pense à « Les cerfs-volants de Kaboul ». Il s’agit ici d’une des histoires de l’année 2013 dont je me souviendrais longtemps. Et pourtant, ce livre n’a pas été un coup de cœur pour moi, alors qu’en général ce genre de sujet entre directement dans la case « Coup de cœur ».

La raison en est simple. L’auteur dépeint ici la vie, le passé, le caractère de deux personnages totalement à l’opposé l’un de l’autre, mais qui vont s’avérer être liés par l’amitié (même si celle-ci se ressent plus dans un sens que dans l’autre). Je dis amitié mais en réalité, je devrais parler de dévotion. C’est ainsi que Hassan va se comporter envers Amir, le fils de son maître mais pas lui, on ressentira même la pointe de jalousie d’Amir qui sera le commencement de tout… de toute l’horreur de cette histoire.

Parlons-en de l’histoire. Elle se déroule à Kaboul, en Afghanistan dans les années 70. Amir et Hassan son frère de lait et vont se lier d’une belle amitié grâce à leur passion des cerfs-volants, une activité très courante chez-eux. Mais quelque chose va se briser entre eux à tout jamais, le jour ou pour la première fois, Hassan (comme je vous l’ai dit plus haut, l’enfant le plus dévoué) victime d’agression aura besoin d’Amir qui se défilera… par peur, lâcheté ou honte… les trois peut-être… Pour une histoire de fierté…

Quand je dis que cette histoire m’a bouleversée, je le dis uniquement en passant à Hassan, car je n’ai tout simplement pas aimé, voire détesté le personnage que campe Amir. D’abord, un enfant pourrit-gâté qui ne semble pas mesurer la chance qu’il a d’être à sa place et ensuite, une certaine forme d’égoïsme qu’il finira certes, par absoudre mais seulement à mon sens, quand il sera d’une certaine manière trop tard… malgré les efforts qu’il emploiera…

Par ailleurs, ce qui m’a dérangé dans ce roman, c’est toute la place (même si cela à un sens dans le livre) que l’auteur donne à Amir. J’aurais préféré qu’il nous parle plus de la vie d’Hassan, plutôt que d’être relégué au second plan à travers la vie d’Amir… qui soit dit en passant, ne m’a pas parue intéressante pour trois sous… J’ai trouvé justement qu’à cause de cela, il y avait beaucoup de longueurs et de passages inintéressants.

En revanche, malgré ces passages, j’ai trouvé que l’auteur avait une plume juste sublimissime. Je me suis sentie bête au début de ne pas en avoir noté quelques-unes puis je me suis rendue compte qu’en faite, tout le roman est ainsi parsemé de belles citations mémorables… Vous ouvrez le livre à n’importe quelle page et vous tomberez forcément sur des mots, des phrases ou carrément des passages mémorables…

Je vais tout de même en glisser une : « …Le vol est le dénominateur commun de tous les péchés… Lorsqu’on tue un homme, on vol une vie. On vol le droit de sa femme à un mari, on prive ses enfants de leur père. Lorsqu’on raconte un mensonge, on dépossède quelqu’un de son droit à la vérité. Lorsqu’on triche, on dérobe le droit d’un autre à l’équité. Aucun acte n’est plus vil que celui-là… »

En résumé, j’ai était touché par la vie d’Hassan, ce petit garçon pleins de malice, intelligent, malgré qu’il soit illettré, sérieux, dévoué et pleins de bon sens à qui malheureusement la vie n’a pas sourie. J’ai été charmé par la plume de l’auteur et par son scénario (beaucoup de choses sensées, intelligentes et fortes en émotions et de belles pensées aussi sont évoquées par ses personnages).  L’intrigue du roman, celle lancée par l’appel téléphonique m’aura juste laissé sans voix, j’avoue que je ne m’attendais pas à ça…

Je retiendrai juste une dernière chose, je suis assez surprise qu’ont nous ait jamais enseigné à l’école que l’esclavagisme existait dans cette partie du monde… car oui c’est exactement ce qu’on retrouve dans cette ville à cet époque avant l’horreur qui a anéantie ce pays.

C’est un livre que je conseil vivement.

Ma note : 17/20                                 ♥♥♥♥