6 avr. 2013

Les justes d'Albert Camus

Titre : Les justes
Auteur : Albert Camus
Nombre de pages : 150
Edition : Folio
Genre : Théâtre
Prix :

Résumé : Ne pleurez pas. Non, non, ne pleurez pas ! Vous voyez bien que c'est le jour de la justification.Quelque chose s'élève à cette heure qui est notre témoignage à nous autres révoltés :Yanek n'est plus un meurtrier. Un brut terrible ! Il a suffit d'un bruit et le voila retourné à la joie de l'enfance. 

"Jamais sans doute, dans l’œuvre théâtrale de Camus, l'amour n'avait pris un visage plus émouvant que dans les Justes. Entre Kaliayev et Dora, il y a le malheur d'un peuple..." Jean-Claude Brisville.


Mon avis :  Justice. Amour. Choix. désaccord. Voila quatre mots qui me viennent à l'esprit quand on me parle de "Les justes" d'Albert Camus. La pièce de théâtre est divisée en cinq actes, (La concertation, l'acte de l'attentat, la deuxième tentative, l'emprisonnement et l'exécution).  

Au premier acte, on croise ici un groupe de révoltés qui décident d'agir ensemble pour le peuple en commettant un attentat contre le Grand Duc Serge, afin que la tyrannie cesse. Kaliayev se retrouve au premier rang, puisque c'est lui qui doit lancer la première bombe. Contre toute attente, il ne le fait pas.  
Il explique dans le second acte la raison qui l'a poussé à changer d'avis. Des enfants "innocents" étaient dans la calèche. Une dispute s'ensuit entre Lui et Stepan. Ce dernier étant furieux car, pour lui deux enfants "riches" ne valent pas des milliers d'enfants pauvres ou valent la peine de mourir pour des milliers d'enfants pauvres. Alors que pour Kaliayev, "un enfant est un enfant". Finalement il décide de remettre l'action trois jours plus tard. 
On arrive donc au troisième acte dans lequel Kaliayev tue le Grand Duc. Mais n'étant pas préparé comme pour la première fois, Kaliayev se fait arrêter. 
Dans le quatrième acte, Kaliayev est emprisonné et certains personnages vont tenter de le cuisiner pour qu'il donne les noms de ces complices. Hors, Kaliayev ne le fera pas et seront donc exécuté dans le dernier acte.  Voilà pour les grandes lignes.

J'admire l'auteur pour avoir traité un dilemme comme celui-là. Car d'une part, il s'est inspiré d'une histoire vraie et moi j'aime tout ce qui raconte l'histoire et d'autre part parce qu'il a fait part dans cette pièce de son point de vu qui diffère de celui de Jean Paul Sartre. Ici, Kaliayev est Albert Camus et Jean Paul Sartre est Stepan. J'admire aussi le courage de ses personnage. Quel geste plus beau que celui de vouloir d'une part, mourir pour retrouver l'homme que l'on aime et part ailleurs donner sa vie pour sauver un peuple. Dora avait proposé d'être au premier plan en cas d'échec.Quant à Kaliayev, Il a donné sa vie pour ne dénoncer personne, malgré la pression exercée sur lui en prison. 

Ce fut une très bonne lecture, j'en redemande avec plaisir

♥♥♥♥

Ma note : 17/20 



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