16 nov. 2013

Entre chiens et loups de malorie Blackman



Entre chiens et loups

Couverture Entre chiens et loups, tome 1 Titre : Entre chiens et loups  
Auteur : Malorie Blackman
Année  de sortie : Octobre 2012
Nombre de pages : 397
Éditeur : Milan macadam
Genre : Jeunesse, science-fiction
Prix : 12 € 50

Résumé :
Imaginez un monde. 


Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s'affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C'est un monde où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin.
Mon avis :

Après tout ce que j’ai entendu (et que du bon) sur cette saga, je ne pouvais que vouloir la lire. Et bien entendu, j’étais persuadée que j’allais aimer, et que je ne passerais certainement pas à côté du coup de cœur, car en plus de tout ces avis positifs, l’idée de l’inversion des castes que nous offrait Malorie Blackman, me tentait énormément de par son originalité et de l’histoire qu’elle prônait.

Et puis, j’ai découvert le premier volet.

Un seul mot. Déception. Totale. D’abord, parce que je m’attendais complètement à autre chose. A quoi exactement, je ne saurais vous le dire, mais totalement autre chose.

Cependant, ce n’est pas ce qui a causé ma déception, car ça aurait pu être le contraire. Malheureusement, ce n’est pas arrivé et, il y a eu beaucoup de trop de points négatifs qui ont tout simplement gâchés ma lecture et mes attentes.

Avant toute chose, je vous direz un mot sur un détail qui me réfrène dans la lecture en général et qui m’a terriblement contrarié dans cette lecture… Les dialogues… Je ne vais pas être très originale, mais comme on dit, « trop de dialogue tuent le dialogue » et c’est exactement ce que j’ai ressenti ici… je trouve qu’un livre ou il y a des dialogues en masse, c’est très lourds. Je préfère les longs récits parsemés de quelques conversations données à point…   Pour moi les dialogues en masse, c’est pour les pièces de théâtre et les sénarios…

Mais encore une fois, si ce n’était que cela…

Non. L’originalité qui avait attiré mon attention quand j’ai découvert cette saga, ne fut rapidement qu’un mauvais souvenir une fois ma lecture entamée. Je m’attendais à ce que l’auteure développe cette idée pour la mener encore plus loin, là ou on ne l’aurait jamais attendu, là ou elle nous aurait complètement subjuguait. Mais ce ne fut pas le cas. Pas pour moi en tout cas. Car à mon sens, l’auteure a inversée une réalité et point ! Les noirs à la place des blancs et les blancs à la place des noirs !!! Je m’attendais à plus que ça. Dans leur façon de penser, leur comportements, leurs lois, la force des choses qui en découlerait etc. La haine est présente, c’est certain, mais comme tous les autres sentiments qu’on découvre dans cette lecture, j’ai trouvé que l’auteure n’a pas su exploiter cela en profondeur… pour moi, ça manquait de puissance, de force et parfois de sensibilité. Je ne sais pas si c’est du au détail des dialogues, qui m’a énormément gêné, mais c’est ce que j’ai ressenti.

Par ailleurs, une autre idée noire a figuré dans ce panel de points négatifs, (et je promets que je ne l’ai pas fait exprès) mais tout le long de ma lecture, (excepté aux moments ou je m’en rendais compte, à peut être deux ou trois reprises) je n’ai pas réussit une seconde à m’imprégner du fait que Cullum soit blanc et Séphy, noire ! Y compris leur famille respective. Ce qui m’amène tout simplement à penser que l’auteur n’a pas réussit à me convaincre pour trois sous… Et par rapport à ça, son histoire est devenue d’une banalité affligeante, malgré le sujet de base important…

Et enfin (et après je vais m’arrêter là) ce qui je crois, m’a déstabilisé le plus, c’est la « pseudo » histoire d’amour entre Sephy et Callum… Je ne les ai pas trouvé un poil romantique, sincère et profondément touchés par leur amour. La scène d’amour, justement (vous savez, leur première fois, la conception…) c’était bâclé… faire ça dans un trou à rat, à la vitesse de la lumière… Je n’attendais pas à ce qu’elle fasse « the scène » parce que c’est un livre jeunesse, mais quand-même… elle aurait pu faire un effort…

Et le passage entre eux de l’amitié à l’amour, pour moi ça s’est fait comme un cheveu qui tombe dans la soupe, comme si c’était d’une logique implacable… on est amis depuis l’enfance alors, forcément on va s’aimer pour la vie… moi j’aurais voulu que l’auteure les fassent tomber amoureux avec toute la violence et les contraintes que pourrait impliquer l’union interdite que provoque leur différence de caste… Et puis j’ai trouvé aussi qu’il y avait beaucoup trop de doutes qui pourrissaient leurs pensées… et donc gâcher cette histoire d’amour qu’a mon sens, rien ni personne n’aurait pu/du entraver !!!

Même si j’ai trouvé qu’à la fin, il y avait un petit rattrapage  par rapport à ça (et ce qui a bousculé ma note à la hausse), je m’attendais vraiment à ce que ce soit  leur amour qui finissent par triompher… et je n’ai pas ressenti ça !!!

De ce fait, il clair à présent que pour les autres tomes, j’attends l’auteure au tournant… étant donné ma déception pour ce premier tome, j’estime qu’elle n’a plus le droit à l’erreur… surtout que cette fin tragique est assez mal amenée, je trouve…

En tout cas pour avoir lu un autre livre de l’auteure « Boys don’t cry », je me suis rendue compte après le tome 1 d’entre chiens et loups que pour l’instant, elle procède toujours de la même façon. C'est-à-dire, qu’elle prend un sujet banal de société et inverse la donne pour apporter son point d’originalité et pour moi, avec « Boys don’t cry » j’avais ressenti la même chose qu’ici…

Au vu du nombre de coup de cœur que ce livre a pu susciter, je ne le déconseillerai pas, bien entendu, mais je vous inviterai néanmoins à prendre un certain recule avant de vous emballer…

Ma note : 12/20                                ♥♥♥

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